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Archive for janvier 2010

NEW YORK DOLLS: Too much, too soon (1974)

janvier 31, 2010 Laisser un commentaire

“Trop, trop tôt”, quelle vista ! Quelle épitaphe ! En choisissant ce titre à leur deuxième et dernier album, les New york dolls ne pensaient alors qu’il leur irait aussi bien ! En effet, nos new yorkais ont en ont fait trop et étaient clairement en avance sur leur temps. Dans une Amérique droguée à la musique progressive, à la west coast et au blues rock, leur formule ne trouva preneur. Il fallut attendre 3 ans (1977) pour celle-ci ne soit essayée et adoptée. Cette formule, c’est tout simplement le Punk rock ! Les gens ne le savent que trop peu mais sans les New York dolls, ni le punk ni les sex pistols n’auraient existé ! Ça en jette, non ? Le punk rock est comme tous les styles : il n’a pas été inventé de toutes pièces ; il est issu de nombreuses influences qui mélangées donne un mélange détonnant ! Les ingrédients sont ici :

-Un chanteur à la voix furieuse qui n’a de cesse de se moquer des auditeurs et de lui-même

-un gout pour le narcissisme pervers et la décadence

-une bonne dose de glam rock (retour au source du rock, excentricité vestimentaire)

-faire du rolling stones, du stooges, ou encore du MC5 en plus fort, plus rapide et en plus bordélique

-Un jeu de guitare puissant bourré de riffs assassins et acérés

-le velvet Underground pour le coté incompris mais surtout pour le sens de la poésie

L’album au gout d’autodestruction tellement les musiciens se saoulent et se droguent, est piloté par Shadow Morton. Son apport et surtout son sens de la discipline vont permettre au groupe de ne pas s’égarer et jouer avec une puissance et une clarté surpassant leur premier effort. Les Dolls réussissent ainsi à incarner leurs chansons comme jamais en abordant des thèmes comme les filles, l’amour, la tristesse. Les 10 titres sont assaisonnés à la fureur, , la provocation non sans une ténacité outrageuse. « babylon »,  « Chatterbox », « Puss n’ bots », « Showdown », « Stranded in the jungle » sont autant de définition d’une musique qui se fout du lendemain et qui vous prend à la gorge tellement elle est puissante (Merci Johnny). La suite ne sera pas glorieuse malgré une tentative de l’opportuniste Malcom McLaren pour relancer le groupe et qui finira en queue de poisson…Comme je dis souvent : ça ne sert à rien d’avoir raison avant tout le monde, personne ne vous écoute.

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Catégories :mes disques 70-74

MIRACLE WORKERS : Inside out (1985)

janvier 19, 2010 Laisser un commentaire

Qui comme le phoenix, renait toujours de ses cendres ? Qui a toujours a toujours ce coté « cool loser » ? Qui n’a de cesse de se renouveler ? Le garage rock, pardi ! Un style qui a su malgré le temps, les modes, rester lui-même. Il est vrai que depuis ces débuts, cela n’a guère évolué : de la générosité, du psychédélisme, des guitares noisy et carillonantes, de la soul et un clavier bien enivrant. Mais pourquoi changer quand ça fait 45 ans que ça dure  ? On ne reverra pas de boys band de sitôt alors qu’un nouveau groupe de garage… Mais le truc ultime avec le garage, c’est ce coté vintage, artisanal : c’est un produit qui ne trompe pas son auditeur avec des artifices et qui refait l’histoire avec la rage et la ferveur d’autant. Si aucun groupe de garage n’a connu de succès mondial, c’est qu’il est à mille lieux de calculer, qu’il cherche à s’éclater, notamment sur scène avant tout. Le garage revival des années 80 est peut-être l’une des vagues les plus intéressantes que le style ait vécu par la qualité des groupes d’alors (Fleshtones, cramps…) et par leur influence (le punk rock new yorkais marié aux sonics). Les miracle workers sortis tout droit de leur Oregon (y avait une vie avant les dandys warhols !) ont sorti l’une des pierre angulaires du genre avec leur « inside out ». La chanson d’ouverture « Go now » résume parfaitement leurs intentions : un son stoogien speedé qui ravage tout sur son passage, avec une guitare en furie et un minimaliste dans la grande tradition (pas d’effets, que du vrai !). L’album nous ramène au bon vieux temps des sixties avec une voix sale et punk et des chansons au charme immédiat. Ici, ça démarre au quart de tour, ça ne fait pas dans le grandiloquent et surtout c’est efficace ! « tears », « hey little bird » ou encore « mystery girl » ont la puissance sonore et une sincérité qui ne se démentira jamais, comme si ce style, ces chansons simples ne pouvaient vieillir. Le garage nous enterrera tous, je vous dis !

Catégories :mes disques 85-89