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Archive for the ‘mes disques 85-89’ Category

Prince – Sign Of The Times (1987)

ce titre n’aura jamais 25 ans ou n’importe quel age : il est intemporel !

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SCRITTI POLITTI : Cupid & Psyche 85 (1985)

juin 1, 2012 1 commentaire

Culte, culte, culte ! Aujourd’hui, qui se souvient de Scritti Politti ? Personne ! Certains diront un mal pour un bien ; d’autres comme moi salueront l’attitude, le style en dépit d’un son qui a plutôt mal vieilli. Pour situer les débats, nous sommes en 1985 (comme l’indique l’album), au cœur des années 80, au cœur d’un feeling, d’une cool attitude, où tout est (encore) possible. Pour être encore plus précis, Scritti Politti est un groupe made in eighties dans la lignée d’Howard Jones, des garçons coiffeurs, ABC, Cocteau Twins. Bref un groupe de pop synthétique. Mais pas que ça : ce groupe de Leeds a réussi un amalgame entre le jazz, la soul, le funk et les machines ! Rajoutez à cela une dose de pop et vous obtenez la musique qu’aurait du faire Stevie Wonder dans les  années 80 ! Cela peut paraitre prétentieux d’écrire ces propos mais franchement Scritti Politti n’a pas écrit qu’un album bien dans son époque (ah, les claviers !) ; il a aussi créé un univers sucré, féérique, envoutant, enivrant où l’on rêve les yeux ouverts, quelquepart entre Michael Jackson et George Michael : la synth-funk ! Le raffinement des compositions allié à une production aux petits oignons et un beat super puissant donnent à l’ensemble un caractère fort. Entouré de musiciens de studio chevronnés, Green Gartside à la voix retenue (un vrai contre emploi !) fait de l’avant gardiste pop sa religion mais malheureusement cette originalité qui avait si bien trouvé son public en son temps ne fera plus recette par la suite par manque de renouvellement. Cupid & Psyche représente l’essence des 80’s et c’est bien là le problème :  il n’est pas devenu universel, juste une pépite en son temps…

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BIG AUDIO DYNAMITE : This Is Big Audio Dynamite (1985)

avril 2, 2012 1 commentaire

A l’instar des Dexy’s midnight Runners et des Comateens Big Audio Dynamite est une  véritable odyssée des années 80 avec tout ce qu’il a de fascinant avec ! Tout y est passionnant : les membres du groupe, le style, le parcours, leur héritage et leurs albums ! Pour faire court, Big Audio Dynamite reprend les choses où Sandinasta les avait laissées avec comme leitmotiv de mélanger les genres ! Entre l’utilisation de samples funks, le patchwork de rock et de rap et une bonne de reggae, Big Audio Dynamite ressemble plus de prime abord à un fourre tout sans nom mais en fait, ça claque grave ! Les morceaux tous plus dansants les uns que les autres sont accrocheurs, chauds et surtout authentiques. La production n’est certes pas très soignée, la voix de Mick Jones un brin faiblarde, mais le feeling est là : on s’écoute un album jouissif, direct, coloré. Leur formule futuriste était en fait très en avance sur le temps avec une ouverture sur le hip-hop, l’électro, le dub. Le son très eighties n’est pas ainsi désuet que ça, sus aux critiques. Il en est même entêtant sur les singles « E=MC 2 » et « Bottom Lines ». J’aime franchement beaucoup le coté expérimental de l’album car la démarche de défricher, de prendre l’auditeur par surprise est bonne, d’autant que le résultat n’est pas si mal à la fin ! J’ai trop lu que le son avait vieilli, que les chansons partaient dans tous les sens. Faux ! This is big audio dynamite a de la force, de la profondeur à revendre ! C’est un auteur qui découvre BAD 25 ans après qui vous le dit !

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MANO NEGRA : Patchanka (1988)

Salsa, flamenco, punk, ska, rap, tex-mex, funk festif, musette, rock : quel Patchwork ! Ou plutôt quelle Patchanka ! Dans cette France du milieu des années 80, le rock dit « alternatif » a progressivement pris racine à coup de débrouille, concert pas chers, le tout dans un esprit de révolte voire arnachiste et sans télé ou radio ! Mano Negra fut ainsi un fer de lance de ce courant en devenant le clash français ! Comprendre un groupe de rock libertaire où la diversité est aussi bien dans la langue (anglais, français, espagnol), les textes et les styles ! Colorée (voire bariolée), sa musique sent aussi bien le soleil que le souffre ! Sur ce premier album accessible et énergique, Mano negra est plus punk par l’attitude que par sa musique très empruntée aux musiques sud américaines (« mala vida » !) Celle-ci fait aussi la part belle aux cuivres et choeurs qui font souvent la particularité des morceaux mais également avec des phrases entraînantes de clavier (« la ventura » !). 25 ans après, ces 14 chansons sont toujours aussi percutantes et n’ont pas pris une ride car le mélange de styles leur donne une authenticité unique tout en ménageant l’auditeur. Au bout du bout, le groupe séduira un public plus large que celui des groupes alternatifs au point de quitter son label boucheries productions pour avoir plus de moyens tout en gardant une liberté artistique totale. Et bien lui en a pris car il marquera le rock made in France en maniant avec un grand art l’import-export. Vive la diversité, vive la mano !

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THE FALL : I Am Kurious, Oranj (1988)

Il y a de ces albums qui vous ouvre des portes, qui vous donne les clés d’une énigme,  qui vous fait passer du statut de vedette à celui de superstar. I Am Kurious, Oranj est personnellement de cette trempe. Grâce à lui, The fall n’est plus un groupe que j’aime mais que j’adore. Il y avait bien les excellents opus this nation’s saving grace, perverted by langage ou encore the wonderful and frightening world of the Fall mais cet album les dépasse de trois têtes ! Comment est-ce possible ? Tout d’abord parcequ’il est la parfaite synthèse des années Beggars Banquet  (1984-1988) durant lesquelles le groupe s’est voulu plus accessible, plus pop tout en gardant son caractère originel. Bref, c’est accrocheur et barge à la fois ! Ensuite, qu’il est la bande-son d’un ballet (oui, un ballet !) I am curious , Orange de la troupe de Michael Clarke sensé célébrer le 300eme anniversaire de l’accession au trône d’Angleterre par William d’Orange. Ceci donne à l’album une trame, une âme avec la répétition de thèmes sur un ton souvent agressif, notamment sur le cultisme jerusalem co-écrit avec Clarke où les paroles pleines de sarcasme sont géniales. Album punk barré (avec 10 idées par chansons !), Kurious oranj m’a aussi plu car il était méconnu (on ne parle pas de cet album quand on évoque le groupe), bref il n’est pas venu à mes oreilles tout seul ! Et puis, il est aussi très facile à écouter ; je le conseillerais même pour toute personne voulant découvrir le groupe tant l’écriture est aussi limpide, claire qu’effrayante. J’ai ainsi une affection toute particulière à l’étrange « overture from I Am curious, oranj » avec son tempo lourd et ses superbes arrangements. Après cela, Mark E smith divorcera, changera de label, de groupe, de style. A croire que la stabilité, l’amour et l’épanouissement ne sont pas dans son vocabulaire. On est punk ou on ne l’est pas.

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THE CULT: She sells sanctuary (1985)

juillet 27, 2011 1 commentaire

The song ! She sells sanctuary fait tout simplement partie de mes chansons favorites. Rien moins que ça ! Et pourtant je l’ai découvert sur le tard, cet hymne….Mais il était tellement puissant, tellement tranchant, tellement percutant que je n’ai pas su résister….Pour rappel, en 1985 (26 ans, déjà …), le paysage musical anglais est entre deux eaux et en pleine mutation ; fin de la new wave et l’avènement du rock héroïque, des labels indépendants, du hard rock. The cult issu de la scène Batcave l’a parfaitement compris en abandonnant ses racines (qui ne l’auraient pas emmené bien loin) pour se positionner à la croisée des chemins, entre rock lourd et new wave. Il a su ici mélanger un sens inné de l’harmonie (U2 quand tu nous tiens) avec un son ENORME qui décaperait vos oreilles mieux que du cilling bang pour obtenir une chanson dantesque remplie d’adrénaline, qui frappe juste et qui donne envie de s’envoler. Bref, the cult a, avec She Sells sanctuary, écrit une chanson totalement hallucinante d’efficacité, capable de me submerger en un rien de temps. Elle m’a carrément mis une claque dés la première note, chose qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps et surtout que je ne pensais plus jamais revivre tellement j’en ai bouffé des disques et découvert des artistes. En vieux briscard, je ne croyais plus à la surprise et à être sur le cul ! C’est bien la preuve qu’à travers ce groupe et cette chanson, qu’on peut encore connaitre l’excitation, l’insouciance malgré le temps. L’autre grande force de cette chanson est d’avoir été enregistrée dans des conditions de rêve : son nickel, distinction parfaite des instruments, réverbération des guitares incroyable. Avec ça, c’est la blitzkrieg dans l’oreille de l’auditeur ! Et surtout, cela a permis à cette chanson de résister aux ravages du temps. Un quart de siècle après, la voix, la batterie, les parties de guitares sont toujours aussi monstrueuses ! Un vrai tourbillon ! Bref, tous les éléments étaient réunis pour cette chanson soit mienne. Pour anecdote, celle-ci dégage une telle force qu’elle démarre souvent mes play lists rock. Pour faire bonne impression, il faut en mettre plein la vue, non ?

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THE GO-BETWEENS: 16 Lovers Lane (1988)

mai 29, 2011 1 commentaire

Qui a dit que les années 80 avaient été inutiles ? Surement pas moi ! Cette décennie a engendré une foule de groupes avec des styles, des univers certes particuliers mais qui feront école quelques temps plus tard. A tel point que l’appellation « groupe culte » (tout le monde connait, personne n’a écouté !) sied à merveille à un nombre incroyable de bandes ! Il faut dire que bien souvent les groupes étaient en avance sur le temps, précurseurs d’un courant. La rencontre avec un public lobotomisé par MTV ne pouvait que se solder par un échec. Mais dans un certain sens, les bonnes choses peuvent-elles être aimées et partagées par tous ? S’il s’agit d’un coup de cœur personnel où votre entourage est susceptible d’être indifférent (essayez Eraserhead de David Lynch !) et de vous décevoir, gardez le pour vous ! Par contre, s’il s’agit d’un véritable trésor caché, parlez en autour de vous ! 16 lovers Lane des australiens Go-Betweens fait ainsi partie de la seconde catégorie et bien plus encore : il est l’un des plus grands sommets de la pop de ces 30 dernières années. Rien que ça. Au-delà de son statut de groupe culte, les Go-Betweens cultivent la discrétion, la modestie, la simplicité. Les 10 chansons de l’album n’est que l’expression de ces sentiments, non sans un thème commun : l’amour (plutôt timide pour le coup !). Sur des mélodies simples et une orchestration assez dépouillée avec quelques touches de violon, d’accordéon et de basson, les Go-Betweens parlent avec justesse, poésie et de délicatesse des aléas de la vie amoureuse. L’association. Forster-Mc lennan n’aura jamais été aussi prolifique et parfaite. L’un se chargeant des chansons sombres, l’autre des morceaux joyeux. Enfin, l’atmosphère clair obscur renforce le pouvoir de séduction de compositions belles à pleurer. 23 ans après sa sortie, 16 Lovers Lane garde ainsi son charme intact, comme si le temps n’avait pas d’emprise sur lui. Tant qu’un mystère n’est pas résolu, son pouvoir d’évocation ne cessera pas…

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